Vente d'une maison saisie par les créanciers aux Etats-Unis
© AFP/PAUL J. RICHARDS"De un à trois millions de personnes pourraient perdre leur logement", a récemment souligné le sénateur américain Christopher Dodd, président de la commission bancaire du Sénat.
En septembre, une banque anglaise a subi une ruée de ses clients pour sortir leurs fonds. Résultat, certains craignent une généralisation de la crise.
| Quelle est l'ampleur des pertes ? | |
Les plus grandes incertitudes règnent sur le montant des pertes que pourraient subir les banques dans cette crise du crédit hypothécaire. Les chiffres varient de plusieurs centaines de milliards de dollars à plusieurs milliers de milliards de dollars. Principale cause de cette incertitude, la titrisation.
Le marché du subprime a été massivement financé par la titrisation, les créances étant regroupées dans des véhicules de financement ad hoc et transformées en titres négociables souscrits par des investisseurs. Résultat, la dispersion du risque rend difficile son évaluation. C’est notamment cette difficulté d’évaluation qui rend méfiantes les banques qui, du coup, hésitent à se prêter entre elles. |
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| Sommes nous à la veille d'une crise mondiale ? | |
« Nous sommes au bord d'une récession. Elle tire son origine de l'effondrement du marché du crédit hypothécaire américain. Elle a détruit, en quelques mois, des richesses égales à 10 % du PIB mondial, soit 4.000 milliards de dollars, c'est-à-dire 50 fois plus que les pertes générées dans les industries de pointe par l'explosion de la bulle internet », analysait dimanche Jacques Attali dans le JDD. Et l’ancien sherpa de Mitterrand d’ajouter : « on est passé, en une semaine, de l'euphorie à la panique : plus personne ne prête à personne. Plus aucune banque ne prête à une autre banque. Et si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 29. D'ailleurs, aux Etats-Unis et ailleurs, certains grands patrons de la finance me disent en privé : "Nous sommes en 1928" !
Cette crise n’est qu’un début. Aux Etats-Unis, la dette totale des ménages, des entreprises et des collectivités (sans parler du secteur financier) vient de dépasser les 230 % du PIB. En 1929, lors de la dernière grande crise du capitalisme, le même ratio atteignait «seulement» 140 % du PIB. Si on ajoute la dette du secteur financier, la dette atteint 340 % du PIB américain ! Du jamais-vu.
Propos plus rassurant de Christian Noyer, patron de
Quant à l’ancien patron de |
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| Quelles parades possibles ? | |
« Tout est entre les mains des Banques centrales, qui vont devoir garder leur sang-froid et trouver un bon équilibre. D'un côté, elles doivent injecter des liquidités pour calmer la crise. Mais elles ne doivent le faire trop vite ni trop fort, afin que les marchés paient une partie de leurs erreurs et ne soient pas incités à créer une nouvelle bulle. Le gouverneur de |
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