Bienvenue sur le portail de France2.fr

Commentaires - passer au bloc suivant

Flash Info

22:40

Etats-Unis: Ben Bernanke confirmé à la tête de la Fed par le Sénat

22:38

Wall Street finit en baisse: - 1,13 % pour le Dow Jones, - 1,91 % pour le Nasdaq

04/01/2010

Relance de la croissance: sommet extraordinairede l'UE à Bruxelles le 11 février

28/12/2009

Iran: de nouveaux heurts signalés à Téhéran (site proche des réformateurs)

28/12/2009

Attaque d'un fourgon blindé à Gentilly (Val-de-Marne)

28/12/2009

Amsterdam-Detroit: enquête aux Pays-Bas sur un possible complice du Nigérian

28/12/2009

Yves Rocher: les obsèques auront lieu mercredi à La Gacilly (Morbihan)

28/12/2009

Iran: une autre télévision publique fait état de 8 morts

28/12/2009

Iran: Ibrahim Yadzdi, dirigeant d'un groupe d'opposition, a été arrêté

28/12/2009

Téhéran: plus de 15 morts dans les émeutes, selon la télévision officielle

26/12/2009

L'industriel Yves Rocher est décédé

26/12/2009

Un drone américain tue trois personnes au Pakistan

26/12/2009

L'auteur de l'attentat raté avait pris l'avion au Nigeria avec un visa américain

26/12/2009

Fin de la grève sur le RER A : reprise normale du trafic lundi

23/12/2009

Le constructeur suédois Volvo (Ford) vendu au chinois Geely

23/12/2009

Iran: 50 manifestants arrêtés après des heurts à Ispahan (opposition)

21/12/2009

Iran: Clotilde Reiss convoquée mercredi pour une "dernière" audience (Kouchner)

20/12/2009

Choisy-le-Roi: déraillement d'un train RER, une dizaine de blessés (SNCF)

20/12/2009

Yémen: des raids aériens saoudiens font 54 morts, selon la rébellion chiite

20/12/2009

Le trafic des Eurostar restera suspendu lundi, annonce Eurostar

20/12/2009

L'actrice américaine Britanny Murphy, 32 ans, décède d'une crise cardiaque

20/12/2009

L'Egypte va officiellement réclamer à l'Allemagne le buste de Nefertiti

20/12/2009

Etats-Unis: le nord-est du pays sous une épaisse couche de neige

20/12/2009

Incendie à Corbeil-Essonnes : un mort, une famille sauvée par des policiers

20/12/2009

Laurent Fabius "pas hostile" à une loi interdisant la burqa

20/12/2009

Libye: le procès des deux hommes d'affaires suisses repoussé en janvier

20/12/2009

Environ 40 % de la population des pays arabes sous le seuil de pauvreté

20/12/2009

Eurostars bloqués : 500 passagers acheminés en car de Londres à Paris

20/12/2009

détenus de Guantanamo transférés dans trois pays

20/12/2009

Lorraine: circulation difficile en raison des chutes de neige

Tous les flashs >>

Economie

ECONOMIE

18/01/2008 | 20:58 par Pierre MAGNAN

La crise des "subprimes"

- Vente d'une maison saisie par les créanciers aux Etats-Unis - AFP/PAUL J. RICHARDS  -

Vente d'une maison saisie par les créanciers aux Etats-Unis

© AFP/PAUL J. RICHARDS

Depuis plusieurs mois, les bourses sont secouées par de fortes baisses qui touchent notamment les valeurs bancaires

"De un à trois millions de personnes pourraient perdre leur logement", a récemment souligné le sénateur américain Christopher Dodd, président de la commission bancaire du Sénat.

En septembre, une banque anglaise a subi une ruée de ses clients pour sortir leurs fonds. Résultat, certains craignent une généralisation de la crise.

 
Que sont les "subprimes" ?
- Vente d'une maison aux USA - AFP/PAUL J. RICHARDS -

Les subprimes sont des crédits hypothécaires accordés (aux États-Unis) à une clientèle peu solvable, sur la base d'une majoration du taux d'intérêt (« prime » appliquée à un emprunteur dont la solvabilité est « en dessous » d'un certain seuil) censée compenser les risques pris par le prêteur.

Le double mouvement de baisse des prix de l'immobilier aux États-Unis depuis 2006 et de remontée des taux d'intérêt conduit au défaut de paiement de nombreux emprunteurs, et donc à la mise en situation de faillite, ou de quasi-faillite, des établissements spécialisés aux États-Unis. Sans parler de la faillite des millions de ménages obligés d’abandonner leur logement.

Une loi de 1977 avait facilité l’obtention de ce type de crédit. Or, la Federal Reserve a progressivement relevé son taux directeur de 1% à 5,25% entre 2004 et 2006, rendant beaucoup plus cher les remboursements des ménages dont les emprunts ne se faisaient pas en taux fixe. Deuxième source de la crise : les prix de l'immobilier ont commencé à chuter dans plusieurs régions des États-Unis à partir de 2006. Le marché immobilier américain a perdu aux alentours de 20 % les 18 derniers mois précédant la crise. 

Avec la baisse du marché immobilier américain, la valeur des habitations est devenue inférieure à la valeur du crédit qu'elles étaient censées garantir. Ainsi, les établissements de crédit, censés pouvoir récupérer leurs mises en vendant les habitations hypothéquées, se retrouvent sans moyen rapide de redresser leur bilan, puisque vendre ces biens ne suffisait plus à recouvrir leurs pertes. L'afflux de biens saisis mis en vente sur le marché a même aggravé le déséquilibre du marché immobilier où les prix se sont effondrés.

Le pic du nombre de défaut de paiement de ces crédits devrait être atteint en 2008.

 
Quelle est l'ampleur des pertes ?
- Les clients se précipitent aux guichets de la banque de Crédit Northern Rock  - France 2 -

Les plus grandes incertitudes règnent sur le montant des pertes que pourraient subir les banques dans cette crise du crédit hypothécaire. Les chiffres varient de plusieurs centaines de milliards de dollars à plusieurs milliers de milliards de dollars. Principale cause de cette incertitude, la titrisation.

La titrisation est l'opération financière, méconnue de l'emprunteur, par lequel une banque revend sur des marchés spécialisés ses créances. Ce qui lui permet à la fois de se refinancer et de réduire son risque (qui est reporté sur les investisseurs qui achètent ces créances). La titrisation est devenue un phénomène courant depuis le début des années 2000. Les crédits titrisés sont rachetés par des investisseurs (fonds d'investissements classiques, fonds plus spéculatifs, etc.).

 

Le marché du subprime a été massivement financé par la titrisation, les créances étant regroupées dans des véhicules de financement ad hoc et transformées en titres négociables souscrits par des investisseurs. Résultat, la dispersion du risque rend difficile son évaluation. C’est notamment cette difficulté d’évaluation qui rend méfiantes les banques qui, du coup, hésitent à se prêter entre elles.

C’est comme cela que dès le début août, on a vu des banques bloquer le remboursement de certains placement, y compris très surs, comme des sicav monétaires.

Ce sont d'ailleurs les banques qui -après des publications de résultats partiels plombés par la crise- qui ont jusqu'à présent le plus pâti à la bourse.

 
Sommes nous à la veille d'une crise mondiale ?
- Jacques Attali évoque la crise de 29 -

« Nous sommes au bord d'une récession. Elle tire son origine de l'effondrement du marché du crédit hypothécaire américain. Elle a détruit, en quelques mois, des richesses égales à 10 % du PIB mondial, soit 4.000 milliards de dollars, c'est-à-dire 50 fois plus que les pertes générées dans les industries de pointe par l'explosion de la bulle internet », analysait dimanche Jacques Attali dans le JDD. Et l’ancien sherpa de Mitterrand d’ajouter : « on est passé, en une semaine, de l'euphorie à la panique : plus personne ne prête à personne. Plus aucune banque ne prête à une autre banque. Et si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 29. D'ailleurs, aux Etats-Unis et ailleurs, certains grands patrons de la finance me disent en privé : "Nous sommes en 1928" !

Au centre des craintes sur une généralisation de la crise américaine, la peur d’une récession aux Etats-Unis, première économie mondiale, qui aurait des conséquences sur les autres économies de la planète. "La probabilité d'une récession a augmenté pour se trouver autour de 50%", affirmait récemment Alan Greenspan.

Propos très pessimiste aussi de l’économiste Pierre Larrouturou qui montrait début décembre dans « Libération » que les raisons de la crise sont plus larges que les seuls crédits immobiliers: "le plus grave c’est sans doute l’envolée de la dette privée, celle des ménages. Dans de nombreux pays, le seul ressort de la croissance est l’endettement des ménages. La crise des crédits subprimes aux Etats-Unis en est une preuve : tout a été imaginé pour pousser les ménages à s’endetter sur des montants incroyablement élevés et sur des périodes extrêmement longues.

 

Cette crise n’est qu’un début. Aux Etats-Unis, la dette totale des ménages, des entreprises et des collectivités (sans parler du secteur financier) vient de dépasser les 230 % du PIB. En 1929, lors de la dernière grande crise du capitalisme, le même ratio atteignait «seulement» 140 % du PIB. Si on ajoute la dette du secteur financier, la dette atteint 340 % du PIB américain ! Du jamais-vu.

 

Propos plus rassurant de Christian Noyer, patron de la Banque de France: "Les estimations actuelles fixent le coût direct des faillites  aux alentours de 250 milliards de dollars. C'est important mais supportable, spécialement dans des conditions économiques très favorables", a-t-il déclaré lors d'une conférence à Tokyo.

 

Quant à l’ancien patron de la Fed (banque centrale américaine), Alan Greenspan, il a élargi les origines de l’actuelle crise : "Quelque chose devait céder", a souligné M. Greenspan. "Si ce n'avait pas  été les ‘subprimes’, la crise aurait fait irruption dans un autre secteur", avait il affirmé en octobre dernier, mettant en cause le niveau de l'endettement des  acteurs économiques américains. Niveau d'endettement qu'il avait largement contribué à accroître par sa politique des taux extrèmement basse.

 
Quelles parades possibles ?
- Le patron de la réserve fédérale américaine en première ligne, Ben Bernanke - AFP/Mark Wilson/Getty -

« Tout est entre les mains des Banques centrales, qui vont devoir garder leur sang-froid et trouver un bon équilibre. D'un côté, elles doivent injecter des liquidités pour calmer la crise. Mais elles ne doivent le faire trop vite ni trop fort, afin que les marchés paient une partie de leurs erreurs et ne soient pas incités à créer une nouvelle bulle. Le gouverneur de la FED, Ben Bernanke, semble décidé à rompre avec le laxisme de l'ère Greenspan, qui injectait toujours plus de liquidités et repoussait l'assainissement à plus tard », expliquait l’économiste Daniel Cohen.

Depuis le mois de juillet, début de l’importante chute des cours boursiers en Europe et aux Etats-Unis, les banques centrales ont tenté de juguler les conséquences de cette crise : baisse des taux aux Etats-Unis, stabilité en Europe, injection de massives.

Dernière initiative en date, le patron de la banque centrale des Etats-Unis (Réserve fédérale, ou Fed), a annoncé, mardi 11 décembre, une nouvelle baisse de son taux directeur d'un quart de point, à 4,25 %. Il s'agit de la troisième baisse consécutive, après celles de septembre (–0,5 %) et octobre (–0,25 %).

Des baisses de taux et des injections massives qui n’ont pas empêché les bourses de continuer à baisser et au crédit de se raréfier. Le tout dans un contexte d'inflation croissante et d'une baisse continue du dollar.

Sur un plan plus politique, aux Etats-Unis, l'administration Bush a décidé d'intervenir pour limiter l'ampleur des faillites immobilières. Le plan est censé permettre aux propriétaires qui ont emprunté à des taux variables, soit de refinancer leurs emprunts, soit de geler leurs taux d'emprunt actuels sur les cinq prochaines années.
 
Selon des estimations, quelque 1,8 million de propriétaires ont emprunté à taux variable, alléchés par des taux d'appel très intéressants, et ces taux doivent être révisés en nette hausse à partir de l'année prochaine.

De quoi rendre certains économistes encore plus pessimistes sur les mois à venir: "Si la crise immobilière américaine se répand dans le reste de l’économie, elle ne sera pas sans effets sur l’économie chinoise et donc sur la situation sociale (déjà tendue) de ce pays. Une grande part de sa croissance vient des exportations vers les Etats-Unis et l’Europe. Si les Etats-Unis tombent en récession, qui peut être sûr que ce qui s’est passé en Allemagne dans les années 30 ne se rejouera pas en Chine, avec Taïwan à la place de l’Alsace-Lorraine ?", prédit le très cassandre Pierre Larrouturou.

Commentaires - passer au bloc suivant
   

Publicité

   
   

Liens publicitaires

   
   

Voir aussi

Tournoi des VI Nations

Faîtes vos pronostics gratuitement et défiez vos amis !

Ski Challenge 2012

Participez à la meilleure simulation de ski et gagnez les cadeaux mis en jeu !

NOUVEAU Questions Pour Un Champion On Line !

Découvrez la nouvelle version du célèbre jeu en ligne !

Tout Le Monde Veut Prendre Sa Place!

Jouez au jeu culte sur internet! Gratuit!

   
Informations légales
Logo France Télévisions Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2012 France Télévisions
Devenir annonceur sur nos sites | Mentions légales et crédits | Conditions générales d'achat
France 2.fr, adhérent du Geste, est un site du groupe France Télévisions
Les sites du groupe France Télévisions :