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C’est à l’aune de ce constat que le président Sarkozy a mis en place la commission Balladur. Avec une composition et une mission qui évitait toute réforme allant dans le sens d’un régime parlementaire, comme le souhaitaient par exemple les tenants d’une VIe République.
La commission Balladur a donc cherché à adapter le texte actuel de la constitution à la réalité politique. Elle a aussi cherché à accroître l’équilibre des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif (en clair la présidence).
Elle a cependant maintenu le poste de premier ministre (et donc le gouvernement) sans que l'on sache très bien quel est son rôle exact puisqu'il "ne determine" plus la politique de la nation et quel serait son pouvoir, par exemple, en cas de cohabitation.
La Commission, en gardant Premier ministre et gouvernement, a maintenu le pouvoir de dissolution (système inéxistant en régime présidentiel) de l'Assemblée et de censure d'un gouvernement ...qui ne définirait plus la politique du pays.
Composition du comité sur la réforme des institutions, présidé par l'ancien Premier ministre Édouard :
Denys de Béchillon, professeur de droit (Université de Pau)
Jean-Louis Bourlanges, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, député européen UDF
Guy Carcassonne, professeur de droit constitutionnel à Paris X et à l'IEP, ancien conseiller du Premier ministre socialiste Michel Rocard
Jean-Claude Casanova, président de la Fondation nationale des sciences politiques, ancien conseiller du Premier ministre centriste Raymond Barre.
Dominique Chagnollaud, directeur du Centre d'études constitutionnelles et politiques de Paris II
Olivier Duhamel, professeur de droit constitutionnel à l'IEP, ancien député européen PS
Luc Ferry, ancien ministre du gouvernement Raffarin, philosophe
Jack Lang, ancien professeur de droit public, ancien ministre, député PS, vice-président du comité
Anne Levade, professeur de droit public
Pierre Mazeaud, gaulliste, ancien député RPR, ancien secrétaire d'état, ancien président du Conseil constitutionnel, vice-président du comité
Bertrand Mathieu, professeur de droit public
Olivier Schrameck, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, ancien directeur de cabinet du Premier ministre socialiste Lionel Jospin.
Mission de la Comission (décret présidentiel):
"Il est créé un comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République. Il est chargé d’étudier les modifications de la Constitution et des textes qui la complètent propres à répondre aux préoccupations exprimées par le Président de la République dans la lettre annexée au présent décret, et de formuler toutes les autres recommandations qu’il jugera utiles".
Le rôle de la mission (lettre de mission):
"Incontestablement toutefois, sous l’effet des nombreux changements intervenus depuis 1958 dans notre pays et à l’extérieur, notre démocratie a aujourd’hui besoin de voir ses institutions modernisées et rééquilibrées. Nos concitoyens attendent de l’Etat une autorité renouvelée, et plus d’efficacité dans l’action publique, mais ils souhaitent aussi plus de transparence, plus de débat, plus de simplicité. Ils veulent que l’action politique soit au service de l’intérêt général, pas des intérêts particuliers.
La première mission du comité, et à dire vrai la principale, sera de réfléchir à la nécessité de redéfinir les relations entre les différents membres de l’exécutif d’une part, aux moyens de rééquilibrer les rapports entre le Parlement et l’exécutif d’autre part. L’importance prise par l’élection présidentielle au suffrage universel direct, le passage au quinquennat et la réforme du calendrier électoral se sont en effet conjugués pour donner au Président de la République un pouvoir très large sur l’ensemble de nos institutions et de l’administration, et un rôle essentiel qui – à la différence de celui du Premier ministre – n’est pas assorti d’un régime de mise en cause de sa responsabilité".
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