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"Depuis le début de l'épidémie, l'expérience démontre clairement que les avances significatives de la réponse au VIH ont été accomplies sous les auspices d'un leadership fort et engagé", explique le site internet de World AIDS Campaign. "Les leaders se distinguent par leur action, leur innovation et leur vision ; leur exemple personnel et l’engagement d’autrui ; et leur persévérance face aux obstacles et aux défis", poursuit la même source. Une manière alambiquée de dire que la lutte contre la pandémie est d'abord une affaire de volonté politique...
Une volonté politique qui est plus que jamais indispensable. On estime que dans le monde, quelque 32,2 millions de personnes sont séropositives (porteur du virus VIH, HIV en anglais) ou malades du SIDA (1).
Pour ONUSIDA, "une action immédiate" et des "financements accrus" restent indispensables. La journée mondiale de lutte contre la pandémie est l'occasion de faire le point sur une redoutable maladie qui a tué en 2007 de par le monde 2,1 millions de malades (dont 330.000 de moins de 15 ans), selon les chiffres de l'agence de l'ONU.
(1) SIDA (AIDS en anglais) pour syndrome immuno-déficitaire acquis. VIH (HIV en anglais) étant le sigle pour virus de l'immuno-déficience humaine.
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| Etat des lieux au niveau mondial
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Cette année, 2,1 millions de malades sont morts du SIDA dans le monde, 2,5 millions de personnes, dont 420.000 enfants de moins de 15 ans, ont été infectées par le VIH. C'est ce qui ressort du dernier bilan publié en novembre par l'ONUSIDA.
C'est l'Afrique subsaharienne qui paye le plus lourd tribut à la pandémie (épidémie qui atteint un grand nombre de personnes dans une zone géographique très étendue). A elle seule, cette région concentre les deux tiers des nouvelles contaminations même si leur nombre a diminué (à 1,7 million de personnes infectées, contre 2,2 millions en 2001). Les femmes sont les plus atteintes: elles représentent près de 61 % des Africains subsahariens concernés.
Concernant l'Europe, 27.259 nouveaux cas d'infection par le VIH ont été déclarés parmi 28 pays de l'UE, plus l'Islande, la Norvège et la Suisse, selon EuroHIV. 54 % des cas ont été déclarés par seulement deux pays: la France (5750) et le Royaume Uni (8925).
740.000 personnes vivaient en 2006 avec le VIH ou la maladie dans l'Ouest et le centre du Vieux continent, selon ONUSIDA. Elles étaient 1,5 million dans les pays limitrophes d'Europe de l'Est et d'Asie centrale.
En Asie, la Chine (1,3 milliard d'habitants) est un pays apparement très touchée. Selon les autorités de Pékin, 700.000 personnes sont infectées ou malades. Un chiffre en légère progression par rapport à la précédente étude (publiée en 2005 et menée conjointement par le gouvernement chinois, ONUSIDA et l'Organisation mondiale de la
santé), la première du genre: celle-ci faisait état de 650.000 personnes. Fin octobre 2007, le nombre de malades s'élevait officiellement à 223.501. Pour autant, certains experts jugent fortement sous-estimés les chiffres publiés par la Chine...
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| Quelques chiffres
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Dernières estimations de l'ONUSIDA
Nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA en 2007 dans le monde
Environ 33,2 millions, soit environ 30,8 millions d'adultes de 15 à 49 ans et 2,5 millions d'enfants de moins de 15 ans.
15,4 millions d'adultes contaminés sont des femmes
Au niveau régional (total adultes + enfants)
Afrique sub-saharienne : 22,5 millions, dont 61% de femmes
Afrique du Nord et Moyen-Orient : 380.000
Amérique Latine : 1,6 million
Caraïbes : 230.000
Amérique du Nord : 1,3 million
Europe occidentale et centrale : 760.000
Europe orientale et Asie centrale : 1,6 million
Asie de l'Est : 800.000
Asie du Sud et du Sud-Est : 4 millions
Océanie : 75.000
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Nouvelles contaminations par le VIH en 2007
Total dans le monde : 2,5 millions, soit 2,1 millions d'adultes et 420.000 enfants.
Au niveau régional (total adultes + enfants)
Afrique sub-saharienne : 1,7 million
Afrique du Nord et Moyen-Orient : 35.000
Amérique Latine : 100.000
Caraïbes : 17.000
Amérique du Nord : 46.000
Europe occidentale et centrale : 31.000
Europe orientale et Asie centrale : 150.000
Asie de l'Est : 92.000
Asie du Sud et du Sud-Est : 340.000
Océanie : 14.000 |
Morts dues au SIDA en 2007
Dans le monde : 2,1 millions, soit 1,7 million d'adultes et 330.000 enfants.
Au niveau régional (total adultes + enfants)
Afrique sub-saharienne : 1,6 million
Afrique du Nord et Moyen-Orient : 25.000
Amérique Latine : 58.000
Caraïbes : 11.000
Amérique du Nord : 21.000
Europe occidentale et centrale : 12.000
Europe orientale et Asie centrale : 55.000
Asie de l'Est : 32.000
Asie du Sud et du Sud-Est : 270.000
Océanie : 1200 |
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| La maladie en France
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L'infection par le VIH "semble enfin marquer le pas" dans l'Hexagone, estiment les spécialistes. "Le nombre de nouveaux diagnostics VIH identifiés en 2006 est en légère baisse (6300 contre 6700 en 2005), confirmant la tendance observée entre 2004 et 2005", confirme ainsi le directeur général de l'Institut de veille sanitaire (InVS), le Pr Gilles Brücker, dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).
Sur les quelque 6300 personnes concernées en 2006, un quart a été contaminé dans les 6 mois précédant le diagnostic.
Les rapports hétérosexuels représentent la moitié des découvertes de séropositivité et concernent pour moitié des personnes d'Afrique sub-saharienne. Pour autant, depuis 2003, le nombre de découvertes de séropositivité a diminué chez les femmes de nationalité étrangère. Depuis 2005, il a diminué chez les hommes possédant une nationalité autre que française.
Les homosexuels représentent 29 % de l'ensemble des découvertes de séropositivité.
Fin 2005, près de 29.000 patients atteints du SIDA vivaient en France. Le nombre total de séropositifs s'élèverait à 150.000.
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| Quelle prévention ?
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Le dépistage du SIDA se pratique sur une large échelle dans l'Hexagone. L'an dernier, 5 millions de personnes ont fait un test(lequel s'est révélé positif dans 2,2 cas sur 1000). Le dépistage peut s'effectuer dans quelque 350 centres où il est réalisé anonymement et gratuitement. Ou, sur prescription médicale, dans 4300 hôpitaux ou laboratoires d'analyses privés.
Pour autant, estiment les spécialistes, plusieurs dizaines de milliers de personnes (jusqu'à plus de 60.000 !) ignoreraient être porteuses du virus. En 2005, 16 % de ceux qui ont découvert leur séropositivité l'ont fait "tardivement au stade SIDA" et "presque la moitié (48 %) (...) ignoraient leur séropositivité", selon l'Institut de veille sanitaire. Un retard qui entraîne une surmortalité et un risque accru de transmission du VIH.
Tests rapides
Dans ce contexte, le Conseil national du SIDA appelle notamment à recourir davantage aux tests rapides. Simples à réaliser par un non-professionnel de santé à partir de salive ou d'une goutte de sang perlant au bout d'un doigt, ces tests courants aux Etats-Unis permettent d'obtenir un résultat en 15 ou 20 minutes. Les associations intervenant dans le secteur font valoir qu'ils pourraient ainsi être utilisés au sein de structures associatives ou de proximité. Ils permettraient ainsi de toucher des personnes qui ne se font pas dépister.
La ministre de la Santé, Roselyne Bachot, a annoncé qu'une expérimentation doit être lancée "début 2008, afin de définir la place des tests rapides dans la stratégie de dépistage". Elle a invité à ne pas confondre les tests rapides, "qui peuvent être effectués auprès des patients en dehors des laboratoires" et autres structures de dépistage, avec des "autotests (hometests) parfois proposés sur internet". Le directeur général de la santé, Didier Houssin, a d'ailleurs mis en garde contre les tests vendus sur internet, qui "peuvent être sinon factices, du moins de qualité dégradée".
L'expérimentation vise notamment à favoriser le dépistage parmi les homosexuels qui ne se rendent pas dans les structures sanitaires où sont habituellement pratiqués les tests. Selon Roselyne Bachelot,
cette expérimentation bénéficiera d'un "suivi médical, éthique, sociologique".
La ministre entend également faciliter l'accès au préservatif, y compris au préservatif féminin. "Le préservatif à 20 centimes d'euros doit pouvoir être disponible de manière plus systématique en grandes surfaces", estime-t-elle. Il faut par ailleurs que des distributeurs soient effectivement installés dans les lycées, ajoute-t-elle.
Pour favoriser l'utilisation du préservatif, une nouvelle campagne nationale de prévention va être lancée à la télévision. Des messages rappelant que "le virus est toujours là" vont être diffusés dans la presse gay. Une campagne, notamment télévisée, vise spécifiquement les habitants de Guyane, Guadeloupe et Martinique. Départements qui sont les plus touchés avec ceux d'Ile-de-France.
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| Afrique: l'image de la maladie commence à changer
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L'image du SIDA commence à changer sur le continent africain, très frappé par la redoutable maladie. Une maladie qu'on appelle "maladie qui suce la graisse" en fulfude, une des langues parlées au Cameroun.
Motif de cette évolution: les progrès dans l'accès aux traitements contre la pandémie, notamment l'instauration de la gratuité des antirétroviraux (ARV) dans plusieurs pays africains et la décentralisation des soins vers les campagnes.
Ainsi au Cameroun où la gratuité des antirétroviraux est instaurée depuis le 1er mai grâce à l'aide internationale: fin juin, 37.000 personnes pouvaient en profiter. Soit un tiers des adultes qui ont un besoin urgent de ces produits.
Dans les hôpitaux de districts, à l'écart des grandes villes, des affiches montrent des patients décharnés avant le traitement qui ont retrouvé leur vigueur en s'appliquant à suivre leur trithérapie. "A l'hôpital, depuis que les ARV sont gratuits, ce n'est plus comme avant, les gens parlent entre eux, y compris les femmes enceintes", mais la peur du rejet subsiste, explique une militante associative, qui aide à prendre en charge l'annonce du diagnostic dans un hôpital de Yaoundé. Pour autant, des associations de malades regrettent que le coût des trajets vers l'hôpital ou celui des examens restent un frein au suivi du traitement. Tout comme le recours à des marabouts qui promettent des "miracles".
Autre changement: des infirmières assurent une part importante du suivi des malades dans la centaine d'unités de "prise en charge décentralisée". Elles renouvellent elles-mêmes les ordonnances d'ARV, sauf quand un bilan biologique est nécessaire.
Au Botswana, où 17 % de la population est infectée par le VIH, le premier programme de distribution d'ARV gratuits en Afrique a été lancé en 2001. Près de 90.000 personnes en bénéficient, soit 85 % des séropositifs qui en ont besoin. Seuls 8,5 % des patients sous trithérapie depuis 2002 sont décédés, selon l'Agence nationale de coordination sur le Sida.
"Jusqu'en 2001, les gens tombaient comme des mouches, mais la vie a repris quand les ARV sont arrivés", raconte Francinah Moumakwa-Sinos, une patiente sous trithérapie. Mais des tabous persistent. De crainte d'être stigmatisés, plus de 70 % des Botswanais n'ont pas eu recours au dépistage. Des joueurs de l'équipe nationale de football se sont rendus dans les campagnes
pour se faire dépister et encourager les hommes à faire de même.
Le Malawi, qui a lancé en 2004 un programme de distribution gratuite d'ARV, compte actuellement plus de 110.000 adultes et près de 20.000 enfants sous trithérapie. Le gouvernement espère doubler ces chiffres d'ici 2010. Dans ce pays de 12 millions d'habitants qui ne compte que 150 médecins inscrits dans le secteur public, il a fallu innover pour élargir l'accès aux ARV par l'intermédiaire de 144 centres de distribution dans tout le pays, contre 36 en 2004.
Les dirigeants s'efforcent eux-mêmes de briser le tabou entourant la maladie. Le président Bingu wa Mutharika et la ministre de la Santé Marjorie Nagunje ont ainsi eux-mêmes passé un test de dépistage.
Résultat de cette évolution qui touche l'Afrique: "Quand quelqu'un entend aujourd'hui qu'il est séropositif, ce n'est plus l'image de la mort, nous pouvons mettre ce mot à la bouche", souligne l'anthropologue camerounais Séverin Cécile Abega. Une lueur d'espoir dans un océan de douleurs...
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| L'avis d'un responsable associatif
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David Belliard est vice-président de Sidaction, une des principales associations de lutte contre le SIDA. Cette association est notamment soutenue par 300.000 donateurs, diverses entreprises et institutions. Elle dispose chaque année de 10 millions de ressources propres qu’elle consacre notamment à soutenir des programmes de recherche, de prévention et d’aide aux malades.
Les responsables de la journée mondiale mettent en avant la nécessité d’un "leadership" pour lutter contre le SIDA ? Est-ce vraiment une priorité ?
C’est en est une au niveau international. Les grands pays doivent donner l’exemple. Le secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, Jean-Marie Bockel, avait ainsi promis que la France donnerait 300 millions d’euros au Fonds mondial pour la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Finalement, la France ne donnera que 280 millions, soit une baisse de 7 % de la contribution initialement prévue. Ce qui concrètement signifie que 7000 malades ne pourront pas profiter des traitements. Qu’on le veuille ou non, l’argent reste le nerf de la guerre.
Quelles sont les autres priorités au niveau français ?
Il s’agit d’améliorer les campagnes de prévention, en mettant les moyens nécessaires pour réaliser des campagnes plus ciblées en direction des populations sensibles. Il s’agit aussi d’augmenter l’offre de dépistage, notamment en introduisant les tests rapides.
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé le lancement d’une expérimentation de ces tests rapides…
Effectivement. Sidaction soutient cette initiative. Nous attendons de voir quelles en seront les modalités. Le but est d’élargir l’offre de dépistage, notamment pour permettre un diagnostic plus précoce.
Mais il faut aussi mettre en avant d’autres priorités. A commencer par l’égalité des droits entre malades et bien-portants et la lutte contre la précarisation des personnes atteintes. Il y a encore du chemin à faire... Je citerai un exemple pris dans le monde du travail. On observe ainsi qu’une personne sur deux qui annonce sa séropositivité sur son lieu de travail est licencié un mois plus tard. Evidemment, l’argument de la séropositivité n’entre officiellement pas en ligne de compte puisque la loi l’interdit !
Certains affirment que les franchises médicales risquent de renforcer la précarisation des malades…
C’est tout à fait vrai ! Il faut savoir qu’une personne séropositive sur quatre touche l’allocation adulte handicapée, soit 621 € par mois. Une somme qui situe ces personnes en dessous du seuil de pauvreté. Les franchises devraient coûter 50 euros à chacune d’entre elle. Ce système ne peut donc qu’accentuer leur précarisation.
Où en est le SIDA au niveau mondial en général, et en France en particulier ?
Le SIDA reste la catastrophe sanitaire la plus importante du moment. Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé, plus de 33 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH.
En France, on a compté 6300 nouveaux cas en 2006. Actuellement, 130.000 personnes sont atteintes. On estime que 40.000 autres ignorent qu’elles le sont. Conclusion, l’épidémie reste extrêmement active dans notre pays, notamment dans les départements français d’Amérique : Martinique, Guadeloupe, Guyane.
On pense souvent que la maladie touche souvent les homosexuels et ceux qui consomment des drogues. Mais au vu des chiffres, on se rend compte que l’épidémie se féminise et concerne de plus en plus les hétérosexuels. Mais elle touche aussi d’autres populations : milieu carcéral, monde de la prostitution, migrants, sans-papiers... A ce niveau, on se rend compte que la politique de pénalisation rend difficile l’accès aux soins pour ces personnes.
A côté de l’indispensable protection lors de rapports sexuels, quels sont les conseils à donner en matière de prévention ?
Il faut évidemment utiliser les préservatifs masculins. Comme féminins. Pour les femmes, il existe des produits efficaces et assez simples d’utilisation. Tout en se protégeant, l’essentiel est de ne pas se priver du plaisir amoureux.
Il faut aussi ne pas hésiter à se faire dépister régulièrement. Même si elle est un peu difficile psychologiquement, la démarche est simple : on trouve des centres anonymes et gratuits de dépistage dans presque toute la France.
J’ai envie d’ajouter que chacun se doit d’avoir un comportement citoyen en luttant contre les discriminations qui touchent notamment les personnes atteintes du VIH. Plus celles-ci seront acceptées, moins on les stigmatisera, mieux on pourra lutter contre la maladie. On contribue à limiter les comportements à risque.
C'est-à-dire ?
Quelqu’un qui a de soi une image dégradée, qui pense qu’il ne sert à rien, n’hésitera pas à se mettre en danger. Il risque de moins bien se protéger.
Peut-on aujourd’hui parler d’espoir dans la lutte contre une maladie qui a déjà tué 25 millions de personnes depuis 1981 ?
On peut parler d’un espoir médical avec les antirétroviraux, introduits en 1996. Si ces combinaisons de médicaments ne soignent pas, elles bloquent la progression de la maladie. Certes au prix d’effets secondaires très forts.
Qu’en est-il d’un éventuel vaccin ?
Il ne faut pas se leurrer : on est très loin de la mise à disposition d’un vaccin dans les prochaines années.
Peut-on alors parler d’espoir ?
C’est vrai que la situation est difficile, que l’épidémie continue à progresser. Mais il y a de l’espoir quand on voit que le combat contre le SIDA continue à mobiliser des centaines de milliers de personnes. Pour moi, c’est un formidable exemple d’énergie citoyenne qui aide à lutter pour un monde plus juste.
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Rédigé par Laurent Ribadeau Dumas
Publié le 03/12/2007
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