L’histoire moderne de la Libye commence en 1911 avec la colonisation italienne qui remplace la présence ottomane. Une colonisation qui ne s’impose totalement qu’en 1932 –sous Mussolini- après une longue résistance.
Après la victoire alliée en 1945, la colonie italienne de Libye passe sous contrôle franco-anglais. Il faut attendre 1949 pour voir l’Onu décréter l’indépendance du pays qui devient effective en 1951. Le pouvoir est confié à un roi, Mohammed Idriss el-Sanoussi (Idriss 1er).
Le premier gisement fut découvert en 1956 par la Libyan American Oil près du gisement algérien d’Edjeleh.
En 1969, le roi Idris Ier est déposé lors d’un coup d’État non-violent mené par le colonel Mouammar Kadhafi. Celui-ci entend changer radicalement la politique de son pays : il prône la fusion avec d’autres pays arabes et il introduit un socialisme d’état dans son pays en nationalisant les principales branches industrielles, dont les activités pétrolières.
L’année suivante, il fait fermer des bases militaires britannique et américaine et nationalise les sociétés détenues par des Italiens. En 1973, la défiance de Kadhafi vis-à-vis de l’Occident est confirmée par sa participation à l’embargo pétrolier.
Mouammar Al-Kadhafi est né le 19 juin 1942 à Syrte dans une famille de bédouins. Kadhafi étudie le droit à l'Université de Libye. Il entre ensuite à l'Académie militaire de Benghazi en 1963, où il organise avec quelques militants un mouvement secret dans le but de renverser la monarchie libyenne pro-occidentale. Après l'obtention de son diplôme en 1965, Il est envoyé en Grande-Bretagne pour suivre un entraînement supplémentaire au British Army Staff College, et revient en 1966 en tant qu'officier dans le corps des transmissions.
Le 1er septembre 1969, à 27 ans, il mène avec un petit groupe d'officiers un coup d'état contre le roi Idris al-Mahdi, alors que celui-ci est en Turquie pour un traitement médical. Dans la journée du 1er septembre la monarchie est abolie et la république est proclamée. Kadhafi s'octroie l'avancement du grade de capitaine au grade de colonel qu'il a gardé jusqu'à aujourd'hui.
Ayant pris le pouvoir à Tripoli lors d'un coup d'État le 1er septembre 1969, il prône à ses débuts le passage à un socialisme d'État teinté de panarabisme. Il nationalise certaines entreprises (notamment celles détenues par des ressortissants italiens). En 1977, il déclare la « révolution du peuple » : il change le nom du pays de République arabe libyenne en Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste et met en place des « comités révolutionnaires ».
Il oblige les Etats-Unis d'Amérique à évacuer leur bases militaires dont Wheelus Airfield.
Au cours des années 1980, son régime est mis au ban de la
communauté internationale tant à cause de son soutien supposé à de nombreuses rébellions dans le monde qu’à sa mise en cause dans plusieurs attentats (Lockerbie en 1988- et le DC-10 d'UTA en 1989). En 1981, deux avions libyens sont abattus par l’armée américaine à propos d’un contentieux sur les eaux territoriales.
Le 15 avril 1986, Ronald Reagan ordonna un raid de bombardement (opération El Dorado Canyon) contre Tripoli et Benghazi. 45 militaires et fonctionnaires furent tués, ainsi que 15 civils, dont une fille adoptive de Khadafi, Hannah. Ce raid de représailles faisait suite à l'attentat à la bombe du 5 avril dans une discothèque de Berlin-Ouest, où un militaire américain avait été tué.
À partir du milieu des années 1990, Kadhafi œuvre pour que son pays retrouve une place moins inconfortable d'un point de vue diplomatique. Ainsi en 1999, les agents des services secrets suspectés de l'Attentat de Lockerbie sont livrés à la Justice écossaise, ce qui provoque la suspension des sanctions de l'ONU envers le pays et le rétablissement des relations diplomatiques avec le Royaume-Uni.
Par la suite, en 2003, la Libye reconnait officiellement "la responsabilité de ses officiers" dans l'Attentat de Lockerbie —
ainsi que du Vol 772 UTA — et paie une indemnité de 2,16 milliards de dollars aux familles des 270 Pan Am victimes, ce qui a pour conséquence la levée définitive des sanctions de l'ONU et (partiellement) des États-Unis à son encontre.
En parallèle, le président Kadhafi entame des négociations diplomatiques – pendant toute l’année 2003 – entre responsables libyens, britanniques et américains, et annonce en décembre de la même année qu’il renonce officiellement à son programme d’armes de destruction massive. Enfin, en mars 2004, il signe le protocole additionnel du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Le règlement de l’affaire des « infirmières bulgares » met fin à tous les contentieux internationaux. Sur le plan intérieur, il ouvre le pays aux entreprises étrangères et mélange nationalisme arabe, islam et une certaine ouverture en matière de moeurs.
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