Le président irakien Jalal Talabani et le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer

Le président irakien Jalal Talabani et le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer

AFP/CHRISTOPHE ENA
Le président irakien a déclaré mercredi qu'il souhaitait que le Total "travaille sur les champs pétroliers" de son pays

Au troisième jour de sa visite en France, Jalal Talabani a déclaré devant le Medef : "L'appel d'offres n'est pas seulement basé sur des chiffres, nous devons favoriser une offre française quels que soient les chiffres".

Le chef de l'Etat irakien a appelé le groupe français à "faire la meilleure offre", sous les applaudissements de l'assistance.

"C'est notre politique, nous voulons voir Total travailler sur nos champs  pétroliers", a-t-il insisté. Jalal Talabani a appelé les entreprises françaises à investir largement dans  son pays en dépit des risques de sécurité qui demeurent après plusieurs années  de conflit. "Les perspectives sont très positives. Vous devez vous montrer  courageux et investir dans tous les secteurs", a-t-il dit.

Un appel d'offres sur les champs pétroliers irakiens aura lieu les 11 et 12  décembre. L'Irak doit soumettre aux enchères dix contrats d'exploitation de  champs pétrolifères et 44 compagnies devraient participer à l'appel d'offres.

"La France bénéficie en Irak d'une très belle image sur laquelle nous  essayons de capitaliser", avait résumé lundi l'ambassadeur de France à Bagdad, Boris  Boillon. Le retour de la France en Irak, partenaire privilégié dans les années 70 et  80, se fait avec la bénédiction des Etats-Unis qui cherchent à montrer que  Bagdad a repris toute son indépendance et sa place sur la scène internationale.

L'Irak a aussi d'énormes besoins pour développer son réseau électrique, via éventuellement le nucléaire civil où la France a une forte compétence.

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