Le nouveau site UMP
Comme l'ont noté nombre d'internautes, la navigation latérale sur la page d'accueil donne quelque peu le mal de mer (la page se déplace horizontalement au passage de la souris, rendant le clic difficile).
Tout en rectangles encastrés, la mise en page évoque davantage le site de Carla Bruni Sarkozy que celui, plus austère, de l'Elysée.
Ni la parité ni la diversité ne semblent plus à l'ordre du jour du parti majoritaire : dans un premier temps, sur son site internet, l'UMP n'avait rien trouvé de mieux qu'une photo de jeunes Noirs, remplacée depuis par un jeune cagoulé à main blanche, pour illustrer un débat sur la délinquance des mineurs. C'étaient les seuls jeunes "issus de la diversité" -pour reprendre une expression gouvernementale- à apparaitre sur la page d'accueil.
La parité n'est pas mieux respectée : parmi les (rares) femmes en page d'accueil, l'une est en niqâb (avec cette légende : "la burqa, c'est non"), une autre est une statue (Marianne). Restent quand même deux visages politiques féminins (Nathalie Kosciusko-Morizet et Chantal Jouanno) au milieu de ceux des Sarkozy, Fillon, Paillé, Bertrand, Séguin...
Si les rubriques principales sont classiques (s'informer, agir, enjeux ...), les concepteurs du site ont tenté d'égayer les bios des personnalités par des entrées inspirées de Facebook. Le lecteur intéressé apprendra que Pierre Méhaignerie "aime" "le couscous" et "le dimanche tranquille" (faut-il y voir une critique de l'ouverture dominicale des magasins ?),que Frédéric Lefebvre est "fan de" Gainsbourg et Coluche et Eric Woerth de "Sarkozy, Zidane et Mozart".
Plus prosaïquement, il est rappelé que les dons à l'UMP sont "déductibles des impôts" et qu'il est possible de s'inscrire en ligne à l'Union pour un mouvement populaire, dont les adhésions ont officiellement chuté de 8,5% en 2009 (explication de Frédéric Lefebvre : "beaucoup d'adhérents sont décédés").
Plusieurs liens renvoient aux Créateurs de possibles, le réseau social de l'UMP lancé le 7 janvier dans la plus grande discrétion tandis que le PS inaugurait avec davantage de fierté sa CooPol le 12 janvier, jour des voeux à la presse de Martine Aubry. A quelques semaines des régionales, la volonté des partis politiques d'affûter leurs outils 2.0 se confirme, avant de passer à la vitesse supérieure pour 2012.
-> Lemouvementpopulaire.fr


