Le premier ministre, François Fillon, s'exprimant à l'issue du second tour
AFP - BERTRAND GUAY"J'assume ma part de responsabilité", a déclaré dimanche soir le premier ministre, François Fillon.
Des voix dissonantes se sont élevées à l'UMP, notamment celle du président du groupe à l'Assemblée, Jean-François Copé, pour demander un retour aux "fondamentaux" de la droite.
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"Nous n'avons tourné le dos ni à nos valeurs ni à nos fondamentaux", a rétorqué lundi matrin le secrétaire général Xavier Bertrand.
-François Fillon a reconnu le "succès des listes de gauche": "Nous n'avons pas su convaincre. Le rapport de forces issu des régionales de 2004 reste globalement inchangé et cela constitue une déception pour la majorité", a-t-il déclarant disant assumer "sa part de responsabilité". "La crise mondiale ne nous a pas facilité la tâche", a-t-il ajouté..
-Jean-François Copé, président du groupe PS à l'Assemblée: il ne faut pas "se cacher derrière son petit doigt, c'est évidemment pour nous une réelle défaite". Il a appelé le gouvernement à "revenir aux fondamentaux" et à "la construction d'un nouveau pacte majoritaire avec les Français". Avec en ligne de mire la réforme des retraites et la nécessité de réduire les déficits publics.
-Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP: "Entre hier soir et ce matin, a-t-il dit, on s'aperçoit que les Français n'ont pas dit non aux réformes. Et prendre quelques heures pour tirer tous les enseignements avec sang froid et lucidité n'est pas inutile". "Nous (la majorité) n'avons tourné le dos ni à nos valeurs, ni à nos fondamentaux, ni à nos électeurs (....)".
-Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a exprimé sa "déception" après le second tour des régionales tout en estimant qu'il fallait aller "plus vite et plus fort" sur les réformes.
-Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Eric Besson, a reconnu avoir une part de responsabilité dans la défaite de la majorité présidentielle aux élections régionales. "J'assume ma part de responsabilité, je suis ministre. J'ai mené un certain nombre de débats et certains pensent que ces débats ont contribué à l'affaiblissement de la majorité, ce n'est pas ce que je ressens, mais je l'entends".


