Gordon Brown
AFP/CHRIS YOUNGAprès "l'investiture cette semaine du président Karzaï, la communauté internationale se rencontrera afin d'élaborer les projets pour le soutien que nous apporterons dans une phase ultérieure", a dit le Premier ministre britannique.
A quelques mois des législatives, il fait face à une opposition croissante des Britanniques à la guerre en Afghanistan.
La conférence internationale sur l'Afghanistan, initiée par Paris, Berlin et Londres avec le soutien des Etats-Unis, est destinée à faire évoluer les relations entre le futur gouvernement afghan issu des élections et la communauté internationale. Elle doit réunir le gouvernement afghan, les Nations-Unies, l'Otan et les pays contributeurs.
Dans son discours, M. Brown a défendu vigoureusement l'engagement britannique en Afghanistan, soulignant qu'al-Qaïda reste la principale menace à laquelle doit faire face la sécurité nationale.
Cependant, le réseau terroriste est "sur la défensive", selon M.Brown. "Depuis janvier 2008, sept des douze principales figures d'al-Qaïda ont été tuées, épuisant ses réserves de leaders expérimentés et sapant son moral... Et nos services de sécurité me disent qu'il y a dorénavant une occasion d'infliger à al-Qaïda des dommages significatifs et durables", devait ajouter le chef du gouvernement.
9.000 soldats britanniques sont déployés actuellement en Afghanistan. Gordon Brown s'est engagé à en envoyer 5.000 supplémentaires, à la condition que les alliés apportent aussi leur contribution. Il estime que l'année 2009 aura permis d'infliger les plus grands revers à al-Qaïda depuis le début de la guerre en 2001.



