Réunion des socialistes européens à Athènes (05/03/2011)

Réunion des socialistes européens à Athènes (05/03/2011)

AFP/Aris Messinis
Les socialistes européens ont proposé un contre-plan pour assurer la relance des économies européennes

Les dirigeants socialistes de l'UE étaient réunis à Athènes, où un socialiste applique une politique de rigueur extrème.

Résultat les socialistes (Pasok) grecs voient fondre leur avance sur les conservateurs dans les sondages. Ils ne recueillent plus que 21,9% d'opinions favorables, contre 19,6% pour les conservateurs de la Nouvelle Démocratie.

Cette avance n'a jamais été aussi faible depuis la victoire de la gauche aux législatives d'octobre 2009.

Cette désaffection s'explique en premier lieu par la politique de rigueur mise en place par le gouvernement Papandreou pour répondre aux exigences du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE) en échange de l'aide financière internationale.

Les socialistes européens à Athènes
Les dirigeants socialistes européens ont  proposé samedi à Athènes  leur contre-plan au pacte Merkel-Sarkozy, destiné à  renforcer la zone euro tout en assurant la relance économique et en sortant des  mesures d'austérité, avant des sommets cruciaux de l'Union européenne en mars.

Les socialistes ont affiché un programme de solidarité avec  les pays pris dans la tourmente de la crise de la dette (Grèce, Irlande) ainsi  qu'avec les pays de Maghreb et du Moyen-Orient touchés par une vague de  contestation (Tunisie, Egypte, et Libye), a indiqué à la presse Poul Rasmussen,  qui dirige le Parti socialiste européen.

Le PSE demande notamment la création rapide d'une taxe de 0,05% sur les  transactions financières en Europe pour que les marchés "responsables de la  crise" commencent à "rembourser", a dit M. Rasmussen. Il demande aussi la  création d'une "agence de stabilité qui émettrait des euro-obligations" en vue  d'une "gestion commune d'une partie déterminée de la dette publique et  d'investissements transfrontaliers".

Enfin, ils demande plus de temps pour que la Grèce puisse rembourser  l'emprunt de 110 milliards d'euros contracté en mai, et un abaissement des taux  d'intérêts consentis aussi bien à la Grèce qu'à l'Irlande par ses créanciers  (UE et FMI).

 

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