Deux des moines assassinés étaient originaires de la région

Deux des moines assassinés étaient originaires de la région

La Commission consultative du secret de la défense nationale a proposé une déclassification de documents

La commission a émis un avis favorable à la déclassification de 105 documents "confidentiel défense" ou "secret défense" sur un total de 109.

L'un d'eux affirmerait que les moines français ont été tués peu après leur enlèvement par des tirs venant d'hélicoptères militaires, et non par des djihadistes qui avaient revendiqué leur rapt.

La commission s'était réunie le 5 novembre pour examiner ces 109 documents à la suite d'une demande de levée du secret de la défense faite par le juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic, chargé de l'enquête sur la mort des sept moines de Tibehirine en 1996.

Le juge avait fait cette demande il y a trois mois dans des lettres  adressées respectivement aux ministres Hervé Morin (Défense), Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Brice Hortefeux (Intérieur). Elle visait notamment un  rapport de l'attaché de Défense français à Alger à l'époque des faits, le général François Buchwalter, aujourd'hui à la retraite.

Selon lui, les moines  auraient été tués peu après leur enlèvement par des tirs venant d'hélicoptères militaires, et non par des djihadistes qui avaient  revendiqué leur rapt.

Pour autant, les avis de la CCSDN ne précisent jamais le contenu des documents classifiés soumis à son examen.

Les sept moines français avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé Notre-Dame de l'Atlas, au sud d'Alger, ceinturé de maquis contrôlés par les groupes armés islamistes et où les tueries étaient alors fréquentes. Leurs têtes avaient été retrouvées, deux mois plus tard, le 4 juin 1996.
   

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