Cette polémique rebondit après le démenti par l'Elysée de la nomination prochaine de Yazid Sabeg à la tête d'Areva.
"Que le pouvoir ne s'attende pas à ce que l'opposition reste inerte devant une telle attitude prédatrice et au total destructrice des intérêts nationaux en matière de politique énergétique", poursuit le député, également président du conseil général de Saône-et-Loire.
Selon lui, "le clan du Fouquet's coalisé autour des intérêts du pouvoir cherche à s'emparer d'Areva , alors qu'il s'agit d'un bien national devant rester étranger aux manigances politiques, car celles-ci sont de nature à faire encourir à Areva un risque de démantèlement industriel, sur fond de projet lourdement contestable de fusion envisagée entre Areva , Edf et Véolia".
Dans la journée, l'Elysée avait démenti des informations selon lesquelles Yazid Sabeg, actuel commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, aurait été choisi pour succéder à Anne Lauvergeon à la tête d'Areva. Le site d'information Mediapart rapportait auparavant que cette nomination à la présidence du groupe nucléaire "devrait être officialisée à la mi-avril".
Nicolas Sarkozy avait précisé il y a une semaine que "des décisions" seraient prises en avril quand François Roussely, lui-même ancien patron d'EDF, aurait rendu son rapport sur la filière nucléaire française.


