La ministre de la Solidarité, Roselyne Bachelot, à l'Assemblée le 8 mars 2011
AFP - MARTIN BUREAULes prochaines conclusions de la mission d'information de l'Assemblée sur la prostitution "pourraient donner lieu à une proposition de loi" en ce sens, explique-t-elle dans une interview au Parisien de mercredi.
Elle souligne toutefois qu'un tel texte "ne sera pas votée et appliquée avant 2012.
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La mission "examine avec beaucoup d'attention le modèle suédois, qui prévoit la punition du client", poursuit Roselyne Bachelot. "Dans ce pays, faire appel aux services d'une prostituée est interdit depuis 1999, et passiblmes d'amendes et de peines de prison pouvant aller jusqu'à six mois", explique la ministre.
"La prostitution n'est jamais volontaire", ajoute-t-elle. "Il y a une complaisance à parler de la prostitution, comme c'est souvent le cas avec les discriminations envers les femmes. Il est temps que cela cesse".
Dans un premier temps, le 13 avril, la ministre de la Solidarité et de la Cohésion sociale devrait annoncer un nouveau plan de lutte contre les violences faites aux femmes. "Pour la première fois, il y aura un volet contre les violences sexistes et sexuelles au travail", dévoile-t-elle.


