'Les jurés devront examiner les responsabilités de Jean-Michel Bissonnet, riche retraité accusé d’avoir commandité le meurtre de son épouse, du jardinier accusé d’avoir tiré le coup mortel, et d’un ami de Jean-Michel Bissonnet, le vicomte Amaury d’Harcourt, soupçonné d’avoir dissimulé l’arme du crime.
Cette affaire de meurtre a déjà donné lieu à deux procès, en octobre 2010 et janvier 2011, devant les assises de l’Hérault. Le second a conduit à la condamnation de Jean-Michel Bissonnet à 30 ans de réclusion criminelle. Ces deux premiers épisodes judiciaires ont été marqués par plusieurs rebondissements, causés par la personnalité fantasque du retraité, qui nie vigoureusement avoir commandité le meurtre de son épouse Bernadette.
Cette fois, celui qui avait fini par devenir "le pire des avocats généraux contre lui-même" revient changé, assure l'un de ses nouveaux avocats, Me Edouard Martial. Il saura faire preuve de "calme" pour se défendre pied à pied "avec les armes de l'intelligence et de la réflexion, pas simplement celles de la rébellion".
Ce procès hors-norme implique un trio de protagonistes pour le moins éclectique. Jean-Michel Bissonnet, fils de commerçants pieds noirs de 63 ans, a fait fortune grâce à des investissements fructueux dans l'immobilier de bureaux. Méziane Belkacem, 52 ans, jardinier et laveur de vitres occasionnel, analphabète, fils de harki, est décrit par son avocate comme étant sous l'emprise de son employeur. Enfin, Amaury d'Harcourt, 86 ans, descendant d'une grande famille de la noblesse française et aventurier fantasque, est un ami de M. Bissonnet.
Les faits remontent au soir du 11 mars


