José Bové manifestant en 2002

José Bové manifestant en 2002

AFP/ERIC CABANIS
Le Conseil national de l'alimentation (CNA) envisage une réintroduction en France en deux temps des farines animales

Instance consultative des ministères de l'Alimentation, de la Santé et de l'Economie, le CNA suggère une "autorisation (des farines animales) dans un  premier temps, au secteur de l'aquaculture" et envisage "dans un  deuxième temps, et après un bilan bénéfices/risques, une extension éventuelle à  l'alimentation des porcs et des volailles".

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Dans l'ensemble, le CNA, où siègent autorités médicales, agriculteurs, industriels et représentants des consommateurs, plaide une "levée de la mesure  de police sanitaire" touchant les produits animaux transformés (PAT), composés  de viande et d'os de mammifères pour nourrir porcs, volailles et poissons.
   
"Les conditions sanitaires ayant conduit à l'interdiction des PAT dans  l'alimentation des animaux destinées à la consommation humaine (ne sont) plus  d'actualité", explique-t-il.
   
A la demande du gouvernement, le CNA et l'Anses, l'agence de sécurité  sanitaire de l'alimentation, planchent séparément depuis l'été 2010 sur l'éventuelle réintroduction partielle des farines animales, à la suite d'une  proposition en ce sens de la Commission européenne.  Bruxelles a proposé en juillet 2010 de lever l'interdiction du recours à  certaines farines animales pour l'alimentation des non ruminants comme les porcs, les volailles ou le poisson et de mettre fin à "l'abattage systématique"  des animaux menacés lorsqu'un cas d'ESB est décelé.
   
La Commission entend toutefois maintenir l'interdiction de donner des  protéines animales à des ruminants censés se nourrir d'herbe, ou de nourrir un  animal avec des protéines issues de sa propre espèce.
   
Les farines animales, soupçonnées d'avoir contribué à la propagation de  l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, maladie de la vache folle), sont  interdites dans l'UE depuis 1994 pour les animaux destinés à l'alimentation.   Mais depuis, des travaux de l'Agence européenne de sécurité des aliments  (EFSA) ont montré que si des porcs sont nourris avec des protéines animales transformées de volailles, l'augmentation du risque d'exposition de l'homme à l'ESB serait "négligeable".

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