Des militaires du 7eme bataillon de chasseurs alpins en patrouille près de Tagab (province de Kapisa) (archive)
AFP - JOEL SAGETLe ministre de la Défense, Gérard Longuet, a exclu tout changement de calendrier. Un retrait définitif n'est prévu qu'en 2014.
Un lieutenant du 152e régiment d'infanterie de Colmar a été tué dimanche par un tir d'insurgés au cours d'une mission d'appui à l'armée nationale afghane, dans la région de Kapisa.
"Ces opérations récentes bien que meurtrières n'entament pas la résolution de la France" et "traduisent l'intensité de combats désespérés des insurgés", a déclaré l'Elysée.
11 soldats français ont été tués au cours du dernier mois. Paris prévoit de retirer en 2011-2012, à l'instar des Etats-Unis, un quart de ses quelque 4000 soldats présents depuis 2001 en Afghanistan, principalement dans l'est du pays. Mais le retrait définitif n'est prévu qu'en 2014.
Les réactions politiques
Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, affirme qu'elle annoncera le retrait des soldats "fin 2012 au plus tard" si elle est élue présidente de la République. "Il faut regarder les choses telles qu'elles sont: on sait bien qu'aujourd'hui il n'y a pas de solution militaire en Afghanistan. C'est devenu peu à peu une guerre de terrain dont on voit bien l'impasse aujourd'hui", rappelle lundi Martine Aubry, maire de Lille, sur son compte Twitter.
L'ex-premier ministre socialiste Laurent Fabius demande lui aussi "le retrait rapide" des troupes françaises. "Il serait tout à fait possible, souhaitable, nécessaire pour qu'on arrête cette hémorragie, qu'avant la fin de cette année l'ensemble de nos troupes ait quitté l'Afghanistan", a-t-il déclaré lundi.
"Avec le 11e soldat français tombé en Afghanistan en un mois, je veux m'incliner respectueusement devant le courage et l'abnégation exceptionnels de nos militaires", dit l'ex-premier ministre socialiste. "Mais je veux aussi demander a nouveau avec force au pouvoir exécutif le retrait rapide de nos troupes d'Afghanistan en renonçant à s'obstiner sur la date de 2014 porteuse de conséquences humaines sans cesse plus dramatiques", ajoute Laurent Fabius.
De son côté, le Parti communiste s'indigne "de la loi du silence et du mensonge politique imposée par les autorités françaises sur une guerre illégitime qui doit cesser." "Combien de victimes faudra-t-il pour que Nicolas Sarkozy et son gouvernement acceptent enfin de poser les bonnes questions et de dire la vérité ?", écrit-il.
A droite de l'échiquier politique, le président de Debout La République et candidat à l'Elysée Nicolas Dupont-Aignan avait estimé vendredi matin sur France 2 que rien n'était "pire qu'un retrait progressif" alors que "tout le monde sait que les Américains négocient avec les talibans". Il a lui aussi demandé l'accélération du retrait.
L'Elysée : ces opérations" "n'entament pas la résolution de la France"
Ces opérations récentes bien que meurtrières n'entament pas la résolution de la France", selon le communiqué de la présidence annonçant dimanche matin une nouvelle mort d'un soldat français en Kapisa.
Ces opérations " traduisent l'intensité de combats désespérés des insurgés. Le chef de l'État exprime, à nouveau, la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement", poursuit le texte.
La France prévoit de retirer en 2011-2012 un quart de ses quelque 4.000 soldats présents depuis 2001 en Afghanistan, principalement dans l'est du pays (province de Kapisa et district de Surobi).
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Les pertes françaises année par année La mort dimanche d'un soldat français, tué par un tir d'insurgé, au cours d'une mission d'appui à l'armée nationale afghane, en Kapisa (nord-est), porte à 74 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis fin 2001. |


