La police tente d'arracher un drapeau palestinien aux militants internationaux présents au Caire (31/12/2009)

La police tente d'arracher un drapeau palestinien aux militants internationaux présents au Caire (31/12/2009)

AFP
Des incidents ont eu lieu au Caire entre les militants internationaux et la police égyptienne

Les militants internationaux qui devaient se rendre à Gaza pour protester contre le blocus imposé au territoire palestinien ont été bloqués au Caire par l'Egypte, obligeant ces derniers à camper dans les rues.

Jeudi matin la police égyptienne est intervenue contre les marcheurs qui se sont regroupés dans plusieurs lieux du Caire.

Depuis dimanche, 1.400 militants venus de 43 pays, dont de nombreux Français, sont rassemblés au Caire pour marquer le début de l'attaque israélienne l'an dernier. En début de semaine, le ministère de l'Intérieur égyptien avait jugé cette marche illégale.
 Dimanche, 80 militants avaient pris part à une manifestation devant l'ambassade de France en présence de nombreux policiers. Les manifestations de ce type sont rares en Egypte.  Des policiers égyptiens s'en sont pris à coups de pied et de poing  à des militants d'ONG internationales présents en Egypte pour la marche de  solidarité, blessant l'un d'eux, selon les organisateurs.  "Des membres de la marche de liberté pour Gaza  sont retenus de force dans  des hôtels autour (du Caire) ou contraints par la violence à pénétrer" dans des  sortes d'enclos érigés à l'aide de barricades place Tahrir, dans le centre de la  capitale, ont-ils dit dans un communiqué.

Les militants entendent protester contre le blocus économique de la bande de Gaza  et les opérations militaires qu'y a menées Israël en décembre 2008 et janvier 2009. Les autorités égyptiennes ont simplement accordé à une délégation de 84 militants le droit de se rendre dans le territoire palestinien soumis au blocus d'Israël et de l'Egypte.

Du côté de la frontière entre Israël et Gaza, des centaines de militants  pacifistes ont manifesté jeudi des deux côtés de la ligne de partage. Ces militants, accompagnés par quelques centaines de Palestiniens, se sont  rendus au terminal d'Erez, principal point de passage entre Israël et la bande  de Gaza , réservé aux malades, journalistes, diplomates et membres  d'organisations humanitaires.
   
Parmi eux, se trouvait un petit groupe de juifs ultra-orthodoxes  anti-sionistes tenant une banderole avec ces mots: "Oui au judaïsme, non au  sionisme. L'Etat d'Israël doit disparaître".  Du côté israélien du terminal d'Erez, des dizaines de manifestants  israéliens et étrangers ont brandi des drapeaux palestiniens et des banderoles  sur lesquelles était écrit "Stop au siège" et "Liberté pour Gaza ".  Ces manifestants étaient pour la plupart venus en autobus du quartier de  Sheikh Jarrah à Jérusalem-est (annexée unilatéralement par les Israéliens en 1967), une zone de frictions  fréquentes entre Palestiniens et militants de gauche israéliens, d'une part, et  colons juifs d'autre part.
   
M. Shawa a précisé que les deux marches entendaient symboliser la communauté  de destin entre la bande de Gaza  et la Cisjordanie occupée.  Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza , s'est félicité de la venue des  militants pro-palestiniens internationaux.
    
A Ramallah, en Cisjordanie occupée, plusieurs centaines de manifestants de  diverses factions palestiniennes, ont appelé à "la levée du siège de Gaza " et à  l'unité entre le Fatah du président Mahmoud et le Hamas.

Le 27 décembre 2008, Israël avait déclenché une offensive militaire de 22  jours contre la bande de Gaza , qui a fait plus de 1.400 morts côté palestinien et 13 côté israélien.

Pour suivre l'action des marcheurs: un  blog et un site

cliquez ici