Le 10 mars 2005, Michael Jackson avec son frère Jermaine
© France 2Les enquêteurs se concentrent sur le médecin personnel du chanteur, Conrad Murray, a précisé TMZ mercredi.
La famille du "roi de la pop" parle de "questions sans réponses" concernant le rôle du Dr Murray dans les dernières heures de la vie de Michael Jackson, emporté par un arrêt cardiaque le 25 juin à Los Angeles, à l'âge de 50 ans.
L'avocat du médecin nie toute implication de son client dans le décès du chanteur. TMZ, citant de "multiples" sources au sein de l'enquête, affirme que "les indices convergent vers l'anesthésique propofol comme cause principale de la mort de Michael Jackson". Le propofol est un médicament d'action rapide utilisé pour les anesthésies générales, qui n'a normalement rien à faire au domicile d'un patient. Ces sources, selon le site, ont déclaré que "de nombreuses preuves flagrantes" menaient au Dr Murray, 51 ans, qui aurait administré le Diprivan (nom commercial du propofol) au chanteur. Parmi ces preuves, figurent les médicaments trouvés au domicile de la star, dont du propofol, un support à perfusion et une bombonne d'oxygène.
Le dossier n'a néanmoins pas encore été présenté formellement au procureur, ajoute TMZ, premier média à avoir annoncé la mort du chanteur.
Mardi, l'institut médico-légal du comté de Los Angeles a assigné un autre médecin du chanteur, son dermatologue Arnold Klein, à produire "des dossiers médicaux supplémentaires" conservés dans son cabinet de Beverly Hills.
Depuis la mort de Michael Jackson, sa dépendance aux médicaments et le rôle de ses médecins figurent au centre des préoccupations des enquêteurs.
Le 10 juillet, le Los Angeles Times a révélé que le bureau du coroner du comté de Los Angeles avait délivré une série d'assignations afin d'avoir accès à tous les dossiers médicaux de Michael Jackson, "y compris les dossiers radiologiques et psychiatriques".
Le 8 juillet, interrogé sur ABC et CNN, le dermatologue Arnold Klein a nié avoir fourni à Michael Jackson de puissants médicaments du genre analgésiques ou sédatifs. "Je ne lui ai pas donné cette saloperie dont on parle", a-t-il déclaré. "Comment pourrais-je prescrire du Diprivan (un sédatif utilisé pour les anesthésies, NDLR) si je ne sais même pas comment l'utiliser ?" Un peu plus tôt, le Los Angeles Times avait révélé que les enquêteurs s'intéressaient de près à cinq médecins de Michael Jackson et à leurs ordonnances. "Je ne suis pas l'un de ces cinq docteurs", a affirmé alors Arnold Klein.
Les proches du chanteur avaient tenté de le raisonner
Un frère de Michael Jackson, Tito, a affirmé mercredi, dans un entretien au journal britannique Daily Mirror, que des membres du clan avaient eu une vive discussion avec lui concernant son problème supposé d'addiction aux médicaments. La date de cet entretien n'est pas précisée.
Selon Tito Jackson, plusieurs membres de la famille, alarmés par les informations selon lesquelles le chanteur souffrait d'addiction à des médicaments, ont organisé un "raid" dans sa propriété de Neverland, en Californie. Michael Jackson "a tout fait pour être sûr que nous ne sachions rien" sur sa consommation de médicaments, a déclaré Tito. Mais devant le nombre croissant d'informations leur parvenant à ce sujet, la famille a commencé à s'inquiéter pour sa santé. "Nous devions agir, moi, mes soeurs Janet, Rebbie et La Toya, et mes frères Jackie et Randy (...) Nous avons fait irruption dans la maison et il était pour le moins surpris de nous voir. Nous sommes allés dans une de ses chambres et avons eu une discussion avec lui. Certains d'entre nous pleuraient (...) Nous n'avons cessé de lui demander si ce que nous avions entendu sur sa consommation de médicaments était vrai. Il a toujours nié."
Tito assure aussi qu'un médecin de son frère l'avait rassuré et que l'équipe de sécurité du chanteur avait par la suite empêché la famille de l'approcher pour évoquer à nouveau ces problèmes.
Selon CNN, certains membres de la famille, notamment sa soeur Janet, auraient essayé "sauver" le chanteur dès 2007, sans succès.
Le corps criblé de piqûres d'aiguilles ?
Par ailleurs, selon des sources proches de l'enquête, citées par ABC et CNN, le chanteur avait le corps criblé de piqûres d'aiguilles au moment de sa mort, le 25 juin à Los Angeles. Ces révélations renforcent les spéculations sur le rôle qu'aurait pu jouer l'administration de puissants sédatifs dans le décès. Les marques sur le corps "pourraient certainement être cohérentes avec une consommation régulière de médicaments par intraveineuse, comme le Diprivan", selon des propos de cette source rapportés par CNN.
Les analyses toxicologiques de la première autopsie du corps ne seront connues que dans plusieurs semaines. Rien n'a filtré des résultats de la seconde autopsie, commandée par la famille.
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