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Discours inaugural

21/01/2009 | 12:00

Obama: le discours d'investiture

- Discours de Barack Obama lors de la cérémonie d'investiture - France 2 -

Discours de Barack Obama lors de la cérémonie d'investiture

© France 2

Dans son discours d'investiture, le président Obama a lancé un message d'unité et de solidarité en ces temps de crise

Au cours d'une allocution qui a duré 18 minutes, il a félicité ses compatriotes d'avoir "préféré l'espoir à la peur" en le portant à la Maison blanche.

A l'adresse du monde, il a assuré que les Etats-Unis étaient "prêts à  nouveau à jouer [leur] rôle dirigeant".                         

Tandis qu'une foule de plus de deux millions de personnes en liesse était massée autour du Capitole malgré un froid intense de -13° en plein vent et face à des écrans géants, Barack Obama, 44e président des Etats-Unis et premier noir à s'installer à la Maison blanche s'installe au milieu d'une tempête sans précédent pour l'économie mondiale.

"Plutôt la peur que la discorde"
Le regard braqué sur la foule, le nouveau président a évoqué une situation économique d'une gravité sans précédent depuis 70 ans ainsi que les guerres d'Afghanistan et d'Irak, qui ont, a-t-il dit, plongé le pays "au coeur de la crise".
"Sur ce chemin, nous nous rassemblons parce que nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, la cohésion vers l'objectif plutôt que le conflit et la discorde."

"Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous sommes confrontés sont réels, ils sont graves et nombreux", a-t-il déclaré sur les marches du Capitole, en entamant son discours d'investiture d'une durée de dix-neuf minutes qui a repris les principaux points de son programme de candidat. "Ils ne seront pas relevés facilement ni rapidement. Mais sache, Amérique, qu'ils le seront.

La crise économique qui frappe le pays, a poursuivi Obama, est le fruit de "la cupidité et de l'irresponsabilité de certains". "L'état de l'économie impose l'action, ferme et rapide, et nous allons agir."

Barack Obama a en outre promis de faire preuve de responsabilité dans le rapatriement des forces déployées en Irak. Il s'est engagé à ramener la paix en Afghanistan et à forger de nouvelles relations avec le monde arabo-musulman. "Vis-à-vis du monde musulman, nous cherchons une nouvelle approche fondée sur l'intérêt et le respect mutuels", a déclaré M. Obama. Le président des Etats-Unis a par ailleurs averti les terroristes que l'Amérique resterait ferme.

Restaurer l'image de l'Amérique, en rupture avec l'ère Bush
"A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né (au  Kenya, ndlr) : sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à diriger à nouveau", a déclaré M. Obama devant la foule rassemblée.

Barack Obama faisait allusion aux huit années de gouvernement Bush ayant mis à  mal l'image des Etats-Unis dans le monde. Il a d'ailleurs assuré que les Etats-Unis travailleraient "sans relâche pour faire reculer le spectre du réchauffement de la planète", prenant le contre-pied de la politique de l'administration sortante.

Après avoir prêté serment, le 44e président des Etats-Unis a évoqué les Pères Fondateurs de la nation américaine dont les "idéaux éclairent toujours le monde". M. Obama a promis de ne pas abandonner ces idéaux "par opportunisme" politique, et a refusé de faire "le choix entre la sécurité et nos idéaux".

 
Le texte intégral du discours

Texte intégral du discours d'investiture de Barack Obama (traduit par l'AFP)


Chers compatriotes 

Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un sentiment d'humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez  témoignée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres.

Je remercie le président Bush pour ses services rendus à la nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette passation de pouvoirs.

44 Américains ont déjà prêté le serment présidentiel. Ils l'ont fait alors que gonflait la houle de la prospérité sur les eaux calmes de la paix. Mais il arrive de temps à autre que ce serment soit prononcé alors que s'accumulent les nuages et que gronde la tempête.

Dans ces moments, l'Amérique a gardé le cap, non seulement en raison de l'habileté ou de la vision de ses dirigeants, mais aussi parce que nous le Peuple, sommes demeurés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre constitution.

Ainsi en a-t-il toujours été. Ainsi doit-il en être pour la présente génération d'Américains.
Nul n'ignore que nous sommes au beau milieu d'une crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos  adversaires et menace notre planète.

Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n'est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n'en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l'Amérique soit  inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions.


Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons.

En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde.

En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop  longtemps étouffé notre vie politique.

Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible,  le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre  histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.

Nous réaffirmons la grandeur de notre nation en sachant que la grandeur n'est jamais donnée mais se mérite. Dans notre périple, nous n'avons jamais emprunté de raccourcis et ne nous sommes jamais contentés de peu. Cela n'a jamais été un parcours pour les craintifs, ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ne recherchent que la richesse ou la célébrité.

Au contraire, ce sont plutôt ceux qui ont pris des risques, qui ont agi et réalisé des choses - certains connus, mais le plus souvent des hommes et des  femmes anonymes - qui nous ont permis de gravir le long et rude chemin vers la  prospérité et la liberté.

Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé des océans en quête d'une vie nouvelle. Pour nous, ils ont trimé dans des ateliers de misère et colonisé l'Ouest.  Ils ont connu la morsure du fouet et la dureté du labeur de la terre. Pour nous, ils se sont battus et sont morts dans des lieux comme Concord et  Gettysburg, en Normandie ou à Khe-Sanh (Vietnam, NDLR).

A maintes reprises, ces hommes et ces femmes se sont battus, se sont sacrifiés, ont travaillé à s'en user les mains afin que nous puissions mener une  vie meilleure. Ils voyaient en l'Amérique quelque chose de plus grand que la somme de leurs ambitions personnelles, que toutes les différences dues à la naissance, la richesse ou l'appartenance à une faction.

C'est la voie que nous poursuivons aujourd'hui. Nous demeurons la nation la  plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services ne sont pas moins demandés que la semaine dernière, le mois dernier ou  l'an dernier. Nos capacités demeurent intactes. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report des décisions désagréables.


A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et reprendre la tâche de la refondation de l'Amérique. Où que nous regardions, il y a du travail. L'état de l'économie réclame des gestes audacieux et rapides. Et nous agirons. Non seulement pour créer de nouveaux emplois mais pour jeter les fondations d'une nouvelle croissance.

Nous allons construire les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui alimentent notre commerce et nous unissent. Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et diminuer leur coût.

Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines. Nous transformerons nos écoles et nos universités pour répondre aux exigences d'une ère nouvelle. Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons.

Cela dit, il y a des gens pour s'interroger sur l'ampleur de nos ambitions, et suggérer que notre système n'est pas capable de faire face à trop de grands projets à la fois. Ils ont la mémoire courte. Ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli, ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser quand  l'imagination sert un objectif commun et que le courage s'allie à la nécessité. Ce que les cyniques ne peuvent pas comprendre, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds et que les arguments politiques rancis auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps, ne valent plus rien.

La question aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop gros ou trop petit, mais s'il  fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire  décent, à accéder à des soins qu'ils peuvent se permettre et à une retraite  digne. Là où la réponse à cette question est oui, nous continuerons. Là où la réponse est non, nous mettrons un terme à des programmes.

Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière -  c'est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l'indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.

La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut devenir incontrôlable, et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. Le succès de notre économie n'est pas uniquement fonction de la taille de notre produit intérieur brut. Il dépend aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à donner une chance à ceux qui  le veulent. Non par charité mais parce que c'est la meilleure voie vers le bien  commun.

En ce qui concerne notre défense à tous, nous rejettons l'idée qu'il faille  faire un choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos Pères fondateurs, face à des périls que nous ne pouvons que difficilement imaginer, ont mis au point une charte pour assurer la prééminence de la loi et les droits de l'homme, une charte prolongée par le sang de générations. Ces idéaux éclairent toujours le monde, et nous ne les abandonnerons pas par commodité.

A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né [au Kenya, NDLR]: sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant.

Rappelez-vous que les précédentes générations ont fait face au fascisme et au communisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables. Elles ont compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise. Au lieu de cela, elles ont compris que notre puissance croît lorsqu'on en use prudemment; que notre sécurité découle de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et des qualités modératrices de l'humilité et de la retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Une fois de plus guidés par ces principes, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent un effort encore plus grand, une coopération et une compréhension plus grande entre les pays.

Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète.

Nous n'allons pas nous excuser pour notre façon de vivre, ni hésiter à défendre celle-ci, et pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la  terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que notre  résolution est plus forte et ne peut pas être brisée; vous ne pouvez pas nous  survivre et nous vous vaincrons.

Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de  tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation [raciale], et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan  d'une nouvelle ère de paix.

Au monde musulman: nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels. A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l'Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, et non pas détruire.

A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre étau.

Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l'eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces.


Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux  souffrances à l'extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources  planétaires sans nous soucier des conséquences. Car le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.

Lorsque nous regardons le chemin à parcourir, nous nous rappelons avec une humble gratitude ces braves Américains qui, à cette heure précise, patrouillent dans des déserts reculés et des montagnes éloignées. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent [au cimetière national d']Arlington nous murmurent à travers les âges.

Nous les honorons non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté, mais parce qu'ils incarnent l'esprit de service, une disponibilité à trouver une signification dans quelque chose qui est plus grand qu'eux. Et à ce moment, ce moment qui définira une génération, c'est précisément leur esprit qui  doit tous nous habiter.

Quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, c'est en définitive de la foi et la détermination des Américains que ce pays dépend. C'est la bonté d'accueillir un inconnu lorsque cèdent les digues, le désintéressement d'ouvriers qui préfèrent travailler moins que de voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de traverser nos heures les plus sombres.

C'est le courage d'un pompier prêt à remonter une cage d'escalier enfumée,  mais aussi la disponibilité d'un parent à nourrir un enfant, qui décide en  définitive de notre destin. Les défis face à nous sont peut-être nouveaux. Les outils avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux.

Mais les valeurs dont notre succès dépend, le travail, l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, sont anciennes. Elles 
sont vraies. Elles ont été la force tranquille du progrès qui a sous-tendu notre histoire. Ce qui est requis, c'est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité, une reconnaissance, de la part de chaque Américain, que nous avons des devoirs envers notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à  contrecoeur mais saisissons avec joie, avec la certitude qu'il n'y a rien de plus satisfaisant pour l'esprit et qui définisse notre caractère, que de nous donner tout entier à une tâche difficile.


C'est le prix, et la promesse, de la citoyenneté.

C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous appelle pour forger un destin incertain.

C'est la signification de notre liberté et de notre credo. C'est la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes les races et de toutes les croyances peuvent se réjouir ensemble sur cette magnifique esplanade. [La raison, NDLR] pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait  peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré.

Donc marquons ce jour du souvenir, de ce que nous sommes et de la distance que nous avons parcourue. Aux temps de la naissance des Etats-Unis, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes s'est blotti autour de feux de camp mourants, au bord d'une rivière glacée. La capitale fut abandonnée. L'ennemi progressait. La neige était tachée de sang.

Au moment où l'issue de notre révolution était la plus incertaine, le père de notre nation [George Washington, NDLR] a donné l'ordre que ces mots soits lus: "Qu'il soit dit au monde du futur, qu'au milieu de l'hiver, quand seul  l'espoir et la vertu pouvaient survivre, que la ville et le pays, face à un danger commun, (y) ont répondu".

O Etats-Unis. Face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés,  rappelons-nous ces mots éternels. Avec espoir et courage, bravons une fois de plus les courants glacés et supportons les tempêtes qui peuvent arriver. Qu'il soit dit aux enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de voir ce parcours s'arrêter, nous n'avons pas tourné le dos ni faibli. Et avec les yeux fixés sur l'horizon et la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté et l'avons donné aux générations futures."

 
Réactions

"La politique des Etats-Unis ne va certainement pas changer sur le fond", a estimé le vice-premier ministre israélien Haïm Ramon.

Les talibans afghans: "Nous n'avons pas de problèmes avec Obama", a déclaré l'un de leus porte-parole. Cependant, "il doit tirer les leçons de la politique de Bush et, avant cela, des Soviétiques", a-t-il dit. Les Etats-Unis "devraient arrêter d'envoyer leurs enfants souffrir en Afghanistan", a-t-il poursuivi, ajoutant: "La seule solution pour eux est de quitter" le pays.

Le principal parti fondamentaliste musulman pakistanais, Jamaat-i-Islami, l'un des principaux organisateurs de manifestations anti-américaines et anti-israéliennes au Pakistan, accueille favorablement la promesse de "nouvelle approche" du président des Etats-Unis. Mais à ses yeux, Barack Obama "doit s'attaquer aux causes réelles et travailler sérieusement à l'abandon radical de la politique de Bush", a poursuivi le vice-président du Jamaat-i-Islami.

Cuba juge "intéressant" le discours du président américain mais s'"interroge" pour savoir s'il pourra répondre aux attentes suscitées par son arrivée au pouvoir.

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- Discours d'investiture du président Obama - France 2 -

Dans son discours Barack Obama a estimé qu'en l'élisant, ses concitoyens avaient choisi "l'espoir plutôt que la peur" (voir)

Ce professeur de sciences politiques à Boston est un proche d'Obama, une sorte de conseiller informel (voir)

   
   

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